4 CÂLINS PAR JOUR POUR SURVIVRE !!!


ILLUSTRATION @Margaux




Cette injonction à faire des câlins est de Virginia Satir (1916–1988), cofondatrice du courant Palo Alto et formatrice de psychothérapeutes familiaux. Elle ne se contente pas de nous faire des recommandations pour survivre mais elle propose également de rester en bonne santé voire de nous dépasser :


"Nous avons besoin de quatre câlins par jour pour survivre, huit pour rester en bonne santé et douze pour nous dépasser."


Nous parler de câlins ! Nous qui venons de passer deux mois confinés. Parfois seul. Parfois les uns sur les autres. Parfois les uns détestant les autres. Parfois non. Nous avons reçu comme seule injonction de nous confiner et de mettre en place des gestes barrières. Il eut été déjà plus utile de nous parler de gestes protecteurs…


Et tout cela au nom de la santé.

Ça m'interroge :


Gestes barrières versus câlins :

évitons de nous toucher au nom de la santé.



  • N'y a-t-il qu'une seule santé ?

  • La santé est-elle une valeur ? Une vertu ?

  • Au nom de quelle santé parle-t-on ?

  • De la santé physique ?

  • De la santé morale ? psychique ? intellectuelle ? spirituelle ?

  • Quelle est la plus importante ?

  • Faut-il privilégier la santé physique plutôt que la santé morale ?

  • Faut-il privilégier la santé morale plutôt que la santé physique ?

  • Peut-on être en bonne forme physique sans être en bonne forme mentale ?

  • Quelqu'un peut-il privilégier sa santé morale plutôt que sa santé physique ?

  • Et la santé spirituelle ?

  • Est-ce que quelqu'un peut décider que ma santé physique est plus importante que ma santé morale ou spirituelle ?

  • Qu'est-ce qu'être en bonne santé...

  • Ne suis-je qu'un corps ?

  • être incarné ne suppose-t-il pas chair et être ?

  • Qui a parlé d'équilibre ?


Je vous laisse y réfléchir.



Dans le numéro 122 de juin 2020 de la revue Cerveau & psycho, Julia F. Christensen, docteure en psychologie et Neuro scientifique en Allemagne nous incite à danser :


"Pour notre cerveau, danser rime avec bienfaits : il retrouve alors une connexion avec le corps, et avec les autres individus. Le tout en libérant des cascades de molécules du bien-être. Quelques conseils pour s'y mettre… Ou si remettre."

Nous pouvons voir facilement quelles sont les avantages à danser. La danse est saine car elle améliore notre forme physique. Elle nous permet de nous étirer, de nous oxygéner. En tendant les bras au-dessus de notre tête, nous libérons notre plexus solaire, nous étirons nos muscles et les fascias ; notre rythme cardiaque s'accélère puis se stabilise, les toxines sont éliminées, notre cerveau reçoit plus d'oxygène et libère parfois même des endorphines qui engendrent un sentiment de plénitude.


Et puis qui dit danse, dit musique. "Le rythme en lui-même insuffle une part de bonheur." C'est notre cerveau qui aime bien la régularité des rythmes : une forme de contrôle et de sécurité. Figurez-vous que nous serions les seuls avec quelques oiseaux, à percevoir un rythme. En effet même le cerveau du singe est incapable de distinguer un rythme, qu'il soit régulier ou irrégulier !


Danser, c'est également faire travailler sa mémoire et son imagination. En dansant, nous apprenons de nouvelles séquences de mouvements. Nous devons faire attention à beaucoup de choses en même temps. Les images mentales que nous sommes obligés de construire pour retenir certains mouvements, stimulent notre imagination et nous inspirent. Un réel avantage à ne pas négliger à l'âge adulte et à l'aube de notre vie.


Danser c'est écouter son corps, c'est percevoir nos propres battements cardiaques, c'est avoir conscience de transpirer, d'avoir chaud, c'est écouter ce qui se passe à l'intérieur de nous. On appelle ça l'intéroception. C'est le nom donné au sens qui nous renseigne sur l'état interne de notre corps. Mais combien d'entre nous sont coupés de ces sensations ? Reprendre contact avec soi-même est le meilleur moyen pour interagir avec les autres et répondre à nos besoins.


Et puis, pour en revenir aux câlins, "danser c'est se toucher. La danse crée une unité sociale. Nous bougeons ensemble sur la musique. Cela nous procure un sentiment de connexion à un moment donné. Nous nous déplaçons de manière synchrone, en souriant, et en nous touchant les uns les autres. Notre cerveau adore imiter, rejouer les mouvements de nos semblables,Nous nous déplaçons de manière synchrone, en souriant, et en nous touchant les uns les autres, grâce aux neurones dits "miroirs"."



En 2018, la Grande-Bretagne a créé un ministère de la solitude… Cela fait réfléchir à toutes ces mesures que nous nous sommes imposées et qui ont plongé beaucoup d'entre nous dans l'isolement.





Évidemment que toute proximité doit avant tout être souhaitée. Et qu'on ne doit pas rentrer dans l'espace de l'autre sans y être invité. Mais...


À l'université de Pittsburgh, l'équipe de Sheldon Cohen s'est interrogée sur le rapport entre les disputes et les câlins. "Elle a interrogé tous les soirs pendant deux semaines des dizaines de volontaires pour savoir combien de fois ils s'étaient disputés avec d'autres personnes, ou en avaient enlacé dans la journée. Puis les chercheurs ont exposé tous les participants à un virus de rhume. Résultat : les personnes ayant reçu le plus de câlins sont moins souvent tombées malade, et si elles ont eu des symptômes, elles ont récupéré plus vite que celles ayant fait peu de câlins."


Oui,

danser tout seul dans sa cuisine

c'est sympa...

mais c'est moins efficace !


Et moi j'ai bien envie de danser, mais je n'ose pas… 
Je sais très bien pourquoi je n'ose pas : J'AI PEUR ! 

J'ai peur :

  • d'être jugée,

  • de ne pas savoir,

  • d'exposer mon corps au regard des autres,

  • de ne pas suivre le rythme,

  • d'être essoufflée,

  • de faire toujours les mêmes gestes,

  • de marcher sur les pieds de mes partenaires,

  • de donner la main,

  • d'être prise par la taille,

  • de manquer d'imagination,

  • d'être has-been,

  • de ne pas oser inviter quelqu'un à danser,

  • de dire oui quand on m'invite à danser,

  • de me laisser guider,

  • de ne pas avoir le contrôle,

  • de guider,

  • de danser avec les garçons (c'est plus simples avec les filles... lol)

  • de ne pas connaître les codes

  • d'être vulgaire

  • d'être ridicule...


J'ai vraiment envie de danser.

Si je laissais tomber tous ces préjugés ?

Si je passais à l'action…

Et si maintenant je dansais…


Vous venez avec moi ?





Sophie Reynouard David-Auvray

30 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

© 2023 by Sophie Reynouard. Proudly created with Wix.com

CONTACTEZ-NOUS

Sophie REYNOUARD DAVID-AUVRAY

06 30 79 29 80

Christophe VANDAMME

06 13 11 28 94

CABINET

298 rue d'Argenton

Doué la Fontaine

49700 DOUÉ EN ANJOU

PAYS DE LA LOIRE

lecartablesurlezinc@gmail.com

christophevandamme@neuf.fr